La Zakât sur les salaires et l’épargne {2}

Publié le par FM

Un employé épargne mensuellement sur son salaire une somme variable. Certains mois, l’épargne est minime et d’autres mois elle est plus importante. Une partie de ce qui a été épargné a plus d’un an, et une partie non. Cet employé ne connaît pas la somme exacte épargnée chaque mois. Comment doit-il s’acquitter de la Zakât ? 

Un autre employé touche un salaire mensuel qu’il dépose totalement dans un coffre chez lui, et chaque jour il dépense de la somme déposée dans le coffre, en des moments rapprochés, de quoi subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, ces sommes variants en fonction du besoin. Comment estimer la période d’un an sur l’argent se trouvant dans le coffre, sachant qu’une partie n’a pas un an ?

Puisque la première et la deuxième question vont dans le même sens, et que des questions similaires ont déjà été posées, le Comité a opté pour une réponse générale, afin que la réponse puisse profiter au plus grand nombre :



Quiconque possède la valeur du Nisâb en espèces, puis acquiert d’autres espèces à des moments différents, sans que ces dernières ne soient le fruit de la somme initiale ou n’en découlent, mais qu’elles sont indépendantes l’une de l’autre, comme l’employé épargne mensuellement de son salaire, un héritage, un don ou des biens immobiliers. S’il veut faire preuve de minutie et s’il est soucieux de ne donner en aumône que ce qui lui est obligatoire, il doit réaliser un tableau permettant le calcul de ses rentrée d’argent, dans lequel il inscrira toutes les sommes précédemment citées et attribuera à chacune des sommes une date d’acquisition, et il versera pour chaque rentrée d’argent la Zakât après un an.



Si par contre, il préfère la tranquillité, veut emprunter la voie de la bonté, et que son âme se réjouit à l’idée de se sacrifier pour les pauvres et tous ceux qui méritent la Zakât, il peut s’en acquitter sur tout ce qu’il possède après un an à partir de la première somme ayant dépassé le Nisâb qu’il a acquis.



Sa récompense n’en sera que plus grande, cela l’élèvera en degrés (au Paradis), lui sera plus aisé, et cela est plus respectueux des droits des pauvres et de ceux qui méritent la Zakât. Quant à ce qui est donné en plus de ce qui est obligatoire, il le sera avec l’intention de faire preuve de largesse et d’excellence, par reconnaissance envers Allah pour Ses bienfaits et la multitude de Ses dons, en espérant qu’Allah lui accorde encore davantage de Ses bienfaits, comme Il dit : « Si vous êtes reconnaissants, J'augmenterai (Mes bienfaits) sur vous. » Et c’est Allah qui facilite toute chose.



Source : Fatâwâ lil-‘ Muwadhdhafîn wal Ummâl, pp. 75-77. (Al-Lujnah Ad-Dâ’imah)

Salafis de l’Est

 

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