La Zakât sur les salaires et l’épargne {1}

Publié le par FM

Je suis le tuteur des héritiers de mon frère aujourd’hui décédé, ils sont encore jeunes et ont une somme d’argent en banque à mon nom. Je prends de cette somme et je leur donne ce dont ils ont besoin, mais cette somme ne peut que diminuer et non augmenter.

Ma question est la suivante : Comment dois-je donner la Zakât sur cet argent sachant qu’il diminue avec le temps ?

Et nous savons que la Zakât fait fructifier les biens, alors que cet argent ne bouge pas et ne pourra jamais augmenter. Celui qui donne la Zakât sur cet argent tous les ans, verra le montant diminuer et un jour ceux qui le possèdent en auront besoin. J’aimerais que vous m’expliquiez la manière de s’acquitter de cette Zakât si elle est obligatoire. Qu’Allah vous récompense par un bien.



La louange est à Allah, et que la prière et le salut d’Allah soient sur le Messager d'Allah, sa famille et ses Compagnons. Ceci dit : la Zakât est une grande obligation dont il faut s’acquitter sur tout bien en fonction de sa valeur (et nature). Pour ce qui est des espèces (l’argent), la Zakât devient obligatoire après un an (de possession), ainsi pour tous les biens que le musulman possède plus d’un an, il doit s’acquitter de la Zakât en donnant 2.5% de la valeur totale si celle-ci dépasse le Nisâb (la valeur minimum en deçà de laquelle la Zakât n’est pas obligatoire) dont la valeur est de 50 rials d’argent, et tout ce qui porte cette valeur (c’est aussi la valeur de 83g d’or). Le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Faites fructifier les biens des orphelins afin que l’aumône ne les mange pas. » Quant à l’accroissement et la fructification, c’est en fait la bénédiction qui arrive lorsqu’on utilise ces biens dans l’achat et la vente et ce qui s’y rapporte. Mais la chose la plus importante (est que la Zakât) préserve celui qui s’en acquitte du châtiment dans le Barzakh (période que le défunt passe dans la tombe avant la résurrection) et au Jour de la Résurrection. Allah a menacé ceux qui thésaurisent, et ils sont ceux qui ne s’acquittent pas de la Zakât, de brûler avec leurs biens leur front, leurs flancs et leur dos, lorsqu’Il leur dit : « Voici ce que vous avez amassé pour vous-mêmes, goûtez ce que vous amassiez. » Et le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit : « Ce sur quoi tu t’acquittes de la Zakât n’est pas un bien thésaurisé. »

Quant à l’épuisement de cet argent, cela ne fait aucun doute, tout bien est voué à s’épuiser et toute vie à disparaître. Si l’argent est utilisé il fructifie et s’il est laissé ainsi il s’amenuise. Et le fait qu’il s’épuise alors qu’Allah est satisfait de ceux qui le possèdent est meilleur que s’il s’épuisait alors qu’Allah est en colère contre eux. Le plus important est la satisfaction d’Allah, ensuite c’est Lui qui pourvoit à leur subsistance selon ce qu’Il leur octroie. Et c’est Allah qui accorde le succès.

 

 



Source : Fath Ar-Rabb Al-Wadûd (1/291-292)


Traduit par les Salafis de l’Est

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article