ECONOMIE

Publié le par FM

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L'Arabie Saoudite est le deuxième producteur de pétrole, restant cependant le plus grand exportateur de brut au niveau mondial. Ses réserves prouvées sont d'une centaine d'années, et son brut est de la meilleure qualité. A ces réserves reconnues s'ajoutent celles supposées, au minimum d'une centaine d'années supplémentaires. Les revenus que l'Arabie en tire constituent, encore et toujours, la base de son économie et de sa politique de développement. Le pays extrait quotidiennement env. 8,5 millions de barils de pétrole. Les ports de Al-Jubail (Golfe) et Yanbu (Mer Rouge) exportent en outre des produits pétroliers raffinés ou dérivés du brut.


Les symboles de l'industrialisation du pays qui a commencé s'incarnent désormais dans les huit zones industrielles autour des principales villes, ainsi qu'au sein des deux cités industrielles de Al-Jubail et Yanbu.

Il y a encore peu, c'était des villages insignifiants; ce sont aujourd'hui deux agglomérations industrielles en pleine expansion qui totalisent plus de 100'000 habitants.

Actuellement, 30 % de la pétrochimie est en mains privées et 40 % en mains gouvernementales propres. Les 30 % restants proviennent de financements extérieurs au travers de joint-ventures avec des sociétés saoudiennes publiques ou privées. Les principaux pays de l'OCDE sont, par leurs entreprises, parties prenantes à ces joint-ventures. Ces dernières verront leur nombre augmenter au fil des ans.



Les autorités ont en outre l'intention de faciliter l'exploitation des richesses minières du bouclier montagneux arabique. Il s'agit là d'un programme d'investissement qui a déjà débuté, dans certains cas au travers de jointventures, pour mettre en valeur des gisements d'or et d'argent et autres minéraux.



L'amélioration des infrastructures, de l'utilisation de l'eau et des fertilisants a par ailleurs permis un essor agricole intensif. Ce dernier donne la possibilité au pays d'envisager non seulement une relative autosuffisance dans le domaine céréalier, mais encore d'exporter notamment un blé d'excellente qualité. Les investissements se poursuivent dans le domaine de la production laitière et de la viande.



Disposant de revenus sûrs grâce aux rentes pétrolières, l'économie saoudienne peut être qualifiée d'encore relativement saine, du moins comparée à d'autres économies du tiers monde. La chute des prix du pétrole a toutefois mis un terme aux années d'abondance, en Arabie Saoudite aussi. Une politique d'austérité a donc été instaurée afin de corriger le déséquilibre entre recettes et dépenses qui n'avait cessé de s'aggraver ces dernières années. Mais la marge de manoeuvre dont dispose en l'occurrence le régime est, pour des considérations de politique intérieure, étroitement limitée.


Publié dans En Arabie Saoudite

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