- Les rites du pèlerinage le jour de l’Aïd -

Publié le par FM




En quittant Muzdalifah pour Mina, les pèlerins doivent ramasser sept cailloux à Muzdalifah ou sur leur route pour la lapidation de la grande stèle (jamrah al-‘aqabah). Chaque caillou doit être un peu plus gros que le grain d’un pois chiche. Après leur arrivée à Mina, il est souhaitable de commencer par lapider la grande stèle avec sept cailloux successifs. En jetant chacun des cailloux, ils doivent lever la main en les jetant un par un et dire pour chaque caillou jeté : « Allahou Akbar » (Allah est le plus Grand). Il faut que chacun des cailloux arrivent dans l’enceinte même du bassin de la stèle. Après cela, peu importe si le caillou y reste ou qu’il en sorte.

Le temps imparti à la lapidation de la grande stèle commence la veille du dixième jour à minuit et se termine le dixième jour au coucher du soleil. Il est préférable aux plus forts de lapider ce jour-là après le lever du soleil.


Après la lapidation de la grande stèle, le pèlerin qui accomplit le rite de tamattou’ ou le quirân doivent immoler leur offrande. Le moment de l’immolation s’étend du dixième jour au lever du soleil jusqu’au treizième jour jusqu’au coucher du soleil, soit le jour de l’Aïd et trois jours après. Il est apprécié que le pèlerin mange de son offrande, en offre et en fasse l’aumône. Après avoir immolé son offrande, il se rase la tête ou se coupe les cheveux.

La femme doit couper des tresses de ses cheveux l’équivalent d’une phalangette d’un pouce, si elle n’a pas de tresses, qu’elle rassemble ses cheveux et en coupe l’équivalent d’une phalangette d’un pouce. Ce jour-là, quand le pèlerin aura lapidé la grande stèle et qu’il se sera rasé ou coupé les cheveux, il pourra enlever son ihrâm. Tout ce qui lui a été interdit, comme le port des vêtements cousus, le parfum, etc. ne le sera plus à l’exception de sa femme dont il ne pourra jouir qu’après le dernier tawâf (c’est ce qu’on appelle le tawâf al-Ifâddhah). Après la lapidation, l’immolation de l’offrande, et le rasage ou la coupe des cheveux, le pèlerin peut, si cela est possible, aller à la Mecque le jour de l’Aïd et accomplir le dernier tawâf et le sa’yi entre Saffâ et Marwâ s’il accomplit le rite tamattou’, quirân ou ifrâd et qu’il n’a pas accompli le circuit d’arrivée (tawâf al-quoudoum).

L’accomplissement du dernier Tawâf ce jour-là est préférable, mais il peut le retarder. La période de ce tawâf commence la veille du dixième jour ; sa fin n’est pas limitée dans le temps ; mais il vaut mieux l’accomplir pendant les trois jours qui suivent l’Aïd.

AVERTISSEMENT :


- L’ordre des rites, le jour de l’Aïd est le suivant : la lapidation, l’immolation, le rasage ou la coupe des cheveux et enfin l’accomplissement du dernier Tawâf suivi du sa’yi, mais on peut ne pas respecter cet ordre. Par exemple on peut commencer par le Tawâf ou se couper les cheveux avant la lapidation.



- Si le pèlerin accomplit trois rites tout ce qui lui était interdit avec l’ihrâm devient permis ; ces rites sont la lapidation, le rasage, et le dernier tawâf et le sa’yi au cas où il devrait l’accomplir. S’il en accomplit deux tout lui devient permis à l’exception des rapports sexuels avec les femmes.



- Les caractéristiques de la bête à sacrifier sont les mêmes que celles qu’on sacrifie le jour de l’Aïd al-Adhâ (Aïd el-Kébir). Elle doit atteindre l’âge arrêté par la législation islamique qui est de 6 mois pour les ovins, un an pour les caprins, deux ans pour les bovins et cinq ans pour les camélidés. Chaque ovin ou caprin correspond à une offrande, alors qu’une vache ou un chameau correspondent à sept offrande (c'est-à-dire que sept personne s’associe sur l’achat d’un chameau et cela leur sera comptabilisé comme une offrande chacun). L’offrande doit être dépourvue de tares : elle ne doit être ni malade, ni vieille, ni maigre, ni borgne, ni aveugle, ni boiteuse ; elle doit avoir tout ses membres. Le pèlerin, après avoir égorger sa bête à sacrifier, ne doit pas la jeter. Mais il doit, plutôt, s’en servir : en manger et en distribuer à ceux qui le méritent ou l’égorger et la leur remettre entièrement. Aussi, il peut déléguer quelqu’un pour le sacrifice.



- Celui qui n’a pas les possibilités de sacrifier une bête doit jeûner dix jours dont trois pendant le pèlerinage, de préférence avant le jour de ‘arafât, il peut, toutefois, jeûner les trois jours qui suivent l’Aïd, le onzième, le douzième et le treizième jour de Dhoul-hijja. Il jeûnera les sept jours manquants quand il retournera dans son foyer d’origine.

Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abdallah Al-Fawzân .

Traduit par Nsango Osmanou - Sous la direction du professeur et docteur El Hannach Mohamed

Publié dans Le Pélerinage

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