- Erreurs commises dans les mosquées de At-Tan’îm -

Publié le par FM

Dans la mosquée At-Tan’îm


Puisque certains pèlerins vont prier dans cette mosquée parce qu’ils croient qu’il est légitime d’y prier avant d’aller à la Mosquée Sacrée, et d’autres ne se mettent pas en état d’ihrâm au miquât par où ils passent, mais le font dans cette mosquée ; d’autres encore, qui se trouvent à la Mecque, y vont souvent pour formuler l’intention de l’ihrâm en vue de la omra parce qu’ils croient que cette mosquée a une spécificité et une vertu. Il faut avertir que cette mosquée n’a ni spécificité ni vertu par rapport aux autres mosquées et que le fait de s’y rendre pour cela est une innovation (bid’a), parce que le Prophète a dit : « Tout acte que nous n’avons pas ordonné est rejeté ».



Le Prophète  et ses compagnons ne se rendaient pas à cette mosquée. Plutôt, elle n’existait pas au temps du Prophète, mais elle a été construite après sa mort et a été appelé mosquée de ‘Aïcha. Cette appellation n’a pas de fondement, sauf que ‘Aïcha s’était mise en ihrâm à cette endroit.



Ce qui est arrivé à cet endroit est qu’à l’époque du Prophète, ‘Aïcha insista auprès de lui pour qu’il lui permette d’accomplir la omra après le hajj parce qu’elle n’avait pas accompli de omra seule, mais elle a accompli associée avec le hajj à cause de ses règles. Elle lui a, alors, demandé la permission d’accomplir une ‘omra seule ; alors il lui ordonna d’aller à At-Tan’îm et de s’y mettre en ihrâm pour la omra parce que c’est le plus proche endroit des environs ; l’ihrâm de cet endroit lui était donc plus facile. Il n’a pas de vertu par rapport aux autres environs. La croyance qu’il est meilleur que les autres environs est fausse, sans le moindre doute.



S’y rendre en raison de cette croyance est une innovation. Celui qui ne se met pas en ihrâm au lieu indiqué et le fait à At-Tan’îm commet un interdit et omet un devoir parmi les devoirs du hajj ou de la omra ; il doit, donc, sacrifier une bête à la Mecque et la distribuer aux pauvres qui s’y trouvent. Il commet, donc, un péché parce qu’il n’a pas effectué l’ihrâm de l’endroit indiqué (le miquât). Il doit se repentir et immoler l’offrande expiatoire dont nous avons parlé.



Celui qui ne se rend pas, à son arrivée, à la Mosquée sacrée, mais se rend à la mosquée de Tan’îm avant celle-ci, commet un péché et son acte est considéré comme une innovation parce qui est recommandé pour celui qui est en état d’ihrâm, à son arrivée à la Mecque, est de se rendre en priorité à la Mosquée sacrée, d’y faire les tours de la Kaaba (tawâf), et le va-et-vient entre Saffâ et Marwâ (le sa’iy) s’il accomplit la omra, ou de faire le circuit d’arrivée s’il accomplit à la fois le hajj et la omra ou bien s’il accomplit seulement le hajj. Il n’a pas à se rendre à At-Tan’îm, ni à d’autres mosquées. Sortir de la Mecque et se rendre à At-Tan’îm pour y réitérer l’ihrâm pour la omra avant ou après le hajj ou en dehors de la période du hajj est en contradiction avec le prioritaire et le meilleur car rester au sanctuaire, y prier et faire le tour de la Kaaba de son gré est mieux que de sortir de la Mecque pour réitérer l’ihrâm pour la omra à At-Tan’îm.

Et Allah est le plus savant.

Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abdallah Al-Fawzân .

Traduit par Nsango Osmanou - Sous la direction du professeur et docteur El Hannach Mohamed

Publié dans Le Pélerinage

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