Ahkâm al-I’tikâf fî Chahr ir-Ramadhân

Publié le par FM


 

Effectué « al-Itikâf » dans une autre mosquée que dans les trois mosquées



Il est permis de faire « al-I’tikâf » dans une autre mosquée que les trois, et les trois mosquées sont :

 « al-Masdjid al-Harâm, Masdjid an-Nabî (sallallahu ’alayhi wa sallam), et Masdjid al-Aqsa."

 Et la preuve de cela résulte dans les paroles d’Allâh -Ta’âla : « Mais ne cohabitez pas avec elles pendant que vous êtes en retraite rituelle dans les mosquées. » Coran, 2/187



Et ce verset est une décision pour l’ensemble des musulmans, et si nous disions que ce qui est visé [dans ce verset] c’est les trois mosquées [précitées], un grand nombre de musulmans n’entrerait pas sous cette décision [coranique], car certes, un grand nombre de musulmans se trouvent en dehors de la Mekka, de Medine, et de Quds, et sur cela nous disons : Certes « al-I’itikâf » est permis dans l’ensemble des mosquées, et quant à ce hadîth authentique : « Il n’y a pas d’I’tikâf sauf dans les trois mosquées », il y est entendu que « al-I’tikâf » [dans les trois mosquées] est plus parfait et meilleur, et il n’y a pas de doute que « al-I’tikâf » dans les trois mosquées est meilleur que dans toute autre mosquée, comme la prière [Salât] dans la mosquée sacrée [Masdjid al-Harâm] vaut cent milles prières, celle dans la mosquée du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) est meilleur que milles prières [effectuées ailleurs] excepté [celle faite dans] la mosquée sacrée [Masdjid al-Harâm] , et la prière dans la mosquée de Jérusalem [Masdjid al-Aqsa] vaut cinq cent prières.

Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîne, vol-20 p.160-161



« Al-I’tikâf » pendant le mois de Ramadhân.


« Al-I’tikâf » [retraite pieuse] faite pendant le mois de Ramadhân est une Sounnah que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a pratiquée de son vivant. Ses épouses également ont fait des retraites pieuses [al-I’tikâf] après sa mort. Les gens de science, [ahl al-’ilm] selon un consensus des savants [idjmâ’ al-’ulémâ], disent que c’est une Sounnah, seulement il convient que la retraite pieuse soit conforme à celle prescrite, c’est-à-dire que la personne l’accomplisse dans une mosquée pour obéir à Allâh - Subhânahu wa Ta’âla. Il doit s’éloigner des activités et des préoccupations de ce bas-monde [ad-duniya] pour pratiquer des actes d’obéissance tels que la prière [Salât], la lecture du Qor’ân et les rappels d’invocations [dhikr] ainsi que d’autres choses. Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) pratiquait « al-I’tikâf » [retraite pieuse] attendant la nuit du destin [laylat ul-Qadr].



Il convient de s’éloigner des préoccupations de ce bas-monde, on ne fait donc pendant la retraite pieuse, ni vente ni achat, on ne sort pas de la mosquée, on ne suit pas de cortège funèbre [djanâzat], on ne visite pas le malade. Quant à ce que font certaines personnes, qui se retirent [dans une mosquée] puis des invités viennent les visiter au milieu de la nuit, et tout cela interrompu de discussion sans aucun intérêt, cela est en contradiction avec le but recherché de la retraite pieuse [al-I’tikâf].



Maintenant, il n’y a pas de mal à ce que l’on soit visité par quelqu’un de la famille et que l’on parle, parce qu’il a certes été rapporté que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a reçu sa femme « Safîyyah » (radhiallâhu ’anha) alors qu’il était en retraite pieuse, et qu’ils discutèrent ensemble. L’essentiel, c’est que la personne fasse de sa retraite pieuse un moyen qui le rapproche d’Allâh - ’Azza wa Djal.

Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîne, vol-20 p.158




Quelles sont les conditions de « al-I’tikâf » [retraite pieuse]

Ce qui est légiféré dans la jurisprudence islamique [Charî’ah] pour le mu’takif dans une mosquée [masdjid], est qu’il fasse cela [dans une mosquée] dans laquelle les prières en groupe sont faites. Si le « mu’takif » est un de ceux pour qui le Djumu’ah est obligatoire, et que la période de son « I’tikâf » inclura un vendredi, il est meilleur pour lui de rester dans une mosquée où la prière Djumu’ah est appliquée.

Et il ne lui est pas demandé de jeûner. La sounnah enseigne pour le mu’takif, qu’il ne doit pas visiter de personne malade pendant son « I’tikâf », ou accepter toute invitation ; Occupez-vous des besoins de sa famille, assistez à tout enterrement ou aller travailler à l’extérieur de la mosquée, parce qu’il a été prouvé que ’Âisha (radhiallâhu ’anha) a dit : « La Sounnah pour le mu’takif est ne pas visiter les personnes malades, ou assister à tout enterrement, ou toucher et avoir des rapports intimes avec sa femme, ou sortir pour toute autre raison, excepté ceux qui se doivent de le faire. »

Rapporté par Abû Dawoûd, Dâraqutnî et al-Bayhaqî

Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, vol-10 p.410



Si une personne souhaite observer « al-I’tikâf » pour tous les dix derniers jours du Ramadhân, quand devrait-elle entrer dans la mosquée, et quand se termine « al-I’tikâf » ?

Al-Bukhârî et Muslim (rahimahum Allâh) ont rapporté que ’Â’isha (radhiallâhu ’anha) a dit : « Quand le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) voulait observer « al-I’tikâf », il priait alors la prière du Fajr à l’endroit où il allait observer al-I’tikâf. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim

 L’I’tikâf pendant les dix derniers jours de Ramadhân se termine au coucher du soleil du dernier jour. Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, vol-10 p.411

SHeikh Ibn ’Uthaymîne - SHeikh Ibn BâZ - al-Lajnah ad-Dâ-ima

Source : manhajulhaqq.com

Publié dans Le Jeûne

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