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Madrasa, au Maghreb medersa le mot madrasa y étant réservé aux écoles primaires (مدرسة madrasa, école), en Turquie medrese, en Iran madrasé (farsi: مدرسه madraseh).

Le mot désigne une école, mais aussi une université théologique musulmane, ou plus rarement une université scientifique.

 
 
 
 
 
 
Le mujtahid ou moujtahid (مُجْتَهِد [mujtahid]) est celui qui qui prononce une interprétation personnelle (ijtihâd) sur un point de droit dans l'islam. L'ijtihâd est le jugement résultant de la réflexion du mujtahid.

al-mujtahid al-mutlaq : capable de se rapprocher des textes divergents et en tirer la synthèse, élaborer les principes juridiques sans référence à une école particulière (madhhab). Ces compétences sont considérées comme exceptionnelles et rarissimes.
al-mujtahid al-mutlaq al-muntasib le même mais dans le cadre d'une école interprétative (madhhab).

al-mujtahid fil-madh'hab dans le cadre d'une école interprétative, capable d'élaborer des réponses juridiques sur des questions nouvelles.
 
 
 
 
 
Le mujâhid ou moudjahid (مُجاهِد [mujāhid], combattant; résistant; militant pl. مُجاهِدون [mujāhidūn]), le pluriel ou sa forme persane (farsi : مجاهدين [modjāhidīn]) donnant mujahidin, moudjahidin ou moudjahidine est celui qui pratique un combat (jihâd) sous une quelconque de ses formes.

Par conséquent si un mujâhid est le plus souvent un « islamiste », il peut être combattant de n'importe quelle cause, y compris contre l'intégrisme islamiste comme c'était le cas pour les « moudjahidines du peuple » en Iran luttant contre l'ayatollah Khomeiny

 
 
 
 
mujaddid : Dans la tradition islamique, le terme de mujaddid, "rénovateur" (de tajdid, renouvellement), désigne une personne désignée par Dieu dans la première moitié de chaque siècle du calendrier islamique. Son objectif est de restaurer l'islam en son état originel et d'en éradiquer tout élément externe. La désignation d'un mujaddid est évoquée dans un hadith de l'imam Abou Daoud.
 
 
 
 
 
Muhadjir est un mot arabe communément utilisé dans le Monde musulman pour désigner quelqu'un qui a émigré d'un endroit à un autre. Le terme désigne au départ les premiers musulmans, compagnons de Mohammed, qui émigrèrent avec lui de La Mecque à Médine, l'Hégire (hidjra en arabe), par opposition aux Ansars, les Médinois musulmans de l'époque.
 
 
 
 
Le muezzin (turc : müezzin [müezzin], de l'arabe مُؤَذِّن [muwazzin]) ou "crieur" est le membre de la mosquée chargé de lancer l'appel à la prière (adhan), cinq fois par jour, souvent depuis le sommet d'un des minarets de ladite mosquée.

Le muezzin est choisi pour sa voix et sa personnalité. Dans certaines mosquées, il se place tour à tour face à chaque point cardinal lorsqu'il appelle à la prière; pendant la prière, il se place parfois sur une plateforme particulière, appelée en turc müezzin mahfili, opposée au minbar et il répond aux sermons de l'imam.

Parmi les muezzins célèbres, Bilal, muezzin du prophète (صلى الله عليه و سلم), occupe une place particulière. Quelques autres sont célèbres pour la qualité de leur voix.

 
 
 
 
 
La mosquée Al-Azhar, fondée en 970, est une des plus anciennes mosquées du Caire et c'est l'université la plus ancienne du monde. Elle est située au sud du Khan el Khalili, dans le Caire islamique.

L'imam de la mosquée égyptienne Al-Azhar, le cheikh Mohammed Tantaoui, est considéré comme la plus haute autorité de l'islam sunnite, un islam modéré, dont Al-Azhar est le symbole.

La tolérance d'Al-Azhar, dont l'université accueille environ 200 000 étudiants de toutes nationalités, est un sujet de controverse. Depuis sa nomination par le président Moubarak, en 1996, le cheikh Tantaoui a multiplié les déclarations modérées, soutenant par exemple le ministre de l'intérieur français, Nicolas Sarkozy, fin 2003, lors de la polémique sur l'interdiction du voile islamique dans les écoles publiques. Mais ses positions ne font pas l'unanimité au sein d'Al-Azhar.

Considéré comme un porte-parole du gouvernement, dont il est fonctionnaire, l'imam a perdu beaucoup de sa crédibilité. Lors de la récente campagne présidentielle, il a appelé à voter pour Hosni Moubarak et refusé de rencontrer les candidats de l'opposition. Ses fatwas provoquent souvent l'ire des oulémas qui l'entourent et qui affichent des avis nettement moins tolérants. Ainsi, en mars 2003, lors de l'intervention américaine en Irak, le Comité des recherches théologiques d'Al-Azhar avait appelé les musulmans au djihad (guerre sainte) contre l'avis de l'imam.

 
 
 
 
Une mosquée est un édifice où se rassemblent les fidèles musulmans pour la prière communautaire. Ce n'est cependant pas le seul lieu possible à cet effet. Le nom mosquée est un emprunt à l'italien de mosche(t)a, venant lui-même de l'arabe masjid — مَسْجِد masjid —, dérivé d'une racine signifiant « poser le front au sol ». Le terme jâmi — جَامِع jāmîi —, « lieu de réunion », désigne plutôt la mosquée du vendredi.

Une mosquée suit un plan architectural strict, imité du plan de la première mosquée, celle de Mahomet à Médine : une cour ouverte, souvent dotée d'une fontaine centrale permettant les ablutions, attenant à une salle couverte, éventuellement fermée, destinée à la prière. Cette salle comprend à son tour plusieurs éléments :

le qibla : mur large face auquel les fidèles prient ;

un mihrab : niche située dans le qibla, en direction de la Mecque ;

un minbar : chaire en hauteur à laquelle accède par un escalier le prédicateur (khotba) du vendredi, jour saint des musulmans.
L'intérieur doit être sobre et ne comporter aucune image figurative : des calligraphies servent à la décoration.

L'ensemble architectonique est souvent entouré d'une ou plusieurs tours (en nombre limité à 6 pour ne pas égaler celui de la Mecque : 7), ou minarets. C'est du haut d'un des minarets que le muezzin appelle à la prière. Une mosquée est rarement isolée : elle peut être accompagnée, par exemple, d'une madrasa, ou école coranique.
 
 
 Mollah ou mullah ou mulla (arabe : مَوْلًى mawlān, aide; défenseur; seigneur ; farsi : ملا molā, membre du clergé), ce mot est surtout utilisé pour désigner le clergé chiite, dans le sunnisme on parle plutôt d'oulémas pour des fonctions analogues.
 
 
 
 
Miraj : L'isrê' (إسراء [isrē'], voyage nocturne, venant du verbe سرى [sèrè'a], voyager la nuit) est le voyage nocturne que le prophète Muhammed aurait fait à Jérusalem puis au paradis et aux enfers. La tradition n'est pas unanime pour considérer ce voyage comme réel ou comme un voyage en songe.

Il fut suivi par le mi`radj (مِعْرَج [mi`rèdj], échelle; ascension) : Muhammed est monté aux cieux puis descendu aux enfers en compagnie de l'ange Gabriel (Djèbraïl) sur une monture appelée Bouraq (بُرَاق [burêq], éclair) après être allé sur le mur du temple à Jérusalem (Yèrusèlêm).

 
 
 
Le minbar (مِنْبَر [minbar], chaire; estrade; tribune; minbar) est une sorte d'escabeau servant de chaire d'où le mollah, l'imam, fait son sermon lors de la prière dans une mosquée.
 
 
 
 
 
 
 
Le minaret est un élément architectural des mosquées. Il s'agit généralement d'une tour élevée dépassant tous les autres bâtiments. Son but est de fournir un point élevé au muezzin pour l'appel à la prière.

Trois mots arabes dérivent de la même racine arabe signifiant annoncer :
  • appel à la prière (arabe : أذان ['adān])
  • muezzin (arabe : مُؤَذِّن [mu'waddin]) passé par le turc müezzin.
  • minaret (arabe : مِئْذَنة [mi'dana])

Le mot français dérive d'un autre mot arabe désignant un phare ou un projecteur (arabe : مَنارة [manāra], phare) en passant par le turc minare.

Certaines écoles théologiques de l'islam, comme le wahhabisme, sont opposés à l'existence des minarets, ceux-ci n'étant pas présents à l'époque de Mahomet.

Les minarets ont des formes très variées en fonction du génie de chaque architecture.
 
 
 
 
 
Le terme ottoman millet désigne une minorité religieuse légalement protégée (voir Gens du livre et Dhimmi). Il vient du mot arabe milla, communauté confessionnelle (aussi taïfa, d'où taïfiyya), qui est aussi utilisé (mellah) pour désigner les quartiers juifs au Maroc ou en Tunisie. En turc moderne, milliyet
 
 
 
 
Dans une mosquée, le mihrab (مِحْراب [mihrāb], sanctuaire) est une niche dont l'emplacement indique la qibla, c'est-à-dire la direction de La Mecque vers où doit se tourner le musulman pendant la prière.

Les tapis de prière figurent généralement un mihrab.
 
 
 
 
Un marabout (arabe : مَربوط [marbūt], ascète; marabout ou مُرابِط [murābit], appliqué; en poste; marabout) est un musulman considéré comme un saint homme.
Un marabout est un saint local reconnu dont le tombeau est l'objet d'un culte populaire.
Un marabout est aussi le tombeau à coupole (arabe : قُبّة [qubba], dôme; tente; dais; marabout) du saint.
En Afrique Sub-Saharienne, un marabout est un personnage à qui l'on prête des pouvoirs multiples. Il pourrait à l’aide de talismans rétablir la santé ou l’ordre social. Ces pratiques magiques sont critiquées par les musulmans orthodoxes.
 
 
 
 
 
Mansûkh (مَنْسوخ [mansūkh], abrogé) et nâsikh (ناسِخ [nāsikh], abrogatif; abrogeant) sont deux termes inséparables dans le contexte coranique.

Certains versets sont dits mansûkh (آية مَنْسوخة [āya mansūkha], verset abrogé), car une révélation ultérieure dans un autre verset vient le modifier ou le corriger. Ce verset correctif est alors dit nâsikh (آية ناسِخة [āya nāsikha], verset abrogatif).

L'ordre des versets dans le Coran n'est pas l'ordre de leur révélation. Dans cette perspective, le débat sur l'ordre de la révélation des versets devient un enjeu. Le dernier révélé donnant la conclusion de l'enchaînement des versets.

Ce mécanisme est légitimé dans le Coran.

Nous n'abrogeons aucun verset, Nous n'en faisons oublier aucun sans le remplacer par un autre qui soit meilleur ou équivalent. Ne sais-tu pas que Dieu est tout puissant ?
Le Coran (II; 106)
Le prophète a été accusé de manipulation à l'occasion de révélations particulièrement opportunes.

Lorsque nous remplaçons un verset par un autre —et Dieu sait mieux que quiconque ce qu'il révèle— ils disent : « Tu n'es qu'un imposteur ! » Non ! Mais la plupart ne savent rien. Le Coran (XVI; 101)
 
 
 
Makrouh est un terme de droit musulman désignant un acte indésirable, détestable, mais non répréhensible. L'acte déconseillé (al-makrouh) est l'acte pour lequel sera récompensé celui qui l'abandonne et ne sera pas châtié celui qui le fait, comme par exemple utiliser beaucoup d'eau pour la petite ablution (woudou') et pour la grande ablution (ghousl).
 
  
 
Muhammad (مُحَمَّد [muhammad] en arabe) est né à La Mecque en 570 et mort à Médine en 632. Il est chef religieux, politique et militaire arabe, fondateur et prophète de l'islam.

 
 
Mahdi, ou Mehdi, (arabe : مَهْديّ mahdīy, homme guidé (par Dieu); celui qui montre le chemin; messie) est un prénom arabe qui a une histoire dans la tradition musulmane.
 
 
 
 
Mafhûm al-mukhâlafah (arabe : مفهوم المخالفة) est un concept controversé de Usûl al-fiqh (principes fondamentaux de la jurisprudence islamique). Il consiste à déduire d'un jugement s'appliquant à une chose mentionnée explicitement (mantûq : explicite), le contraire de ce jugement pour ce qui n'est pas mentionné (maskût : non-dit).

En termes de logique, on pourrait rapprocher ce concept du fait de déduire la proposition « non A implique non B » de « A implique B » (cette déduction est fausse en logique booléenne).

 
 
 
Le mot madhhab (مذهب [madhab], conception; croyance; école juridique musulmane) évoque en arabe la voie à suivre dans l'interprétation des sources traditionnelles (Coran et hadith). Ce terme se réfère donc au fiqh, le droit musulman.

Les madhabs qui existent aujourd'hui sont pour le sunnisme, le malékite, le hanafite, le chaféite et le hanbalite, et pour les chiites le jahfarite.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Publié dans Glossaire Islamique

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