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Publié le par FM

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L'`oumra ou `umra (arabe : عُمْرة [`umra], petit pèlerinage) est une forme de pèlerinage à la ville sainte de La Mecque (Arabie saoudite).

Contrairement au grand pèlerinage (hajj) qui ne peut se faire que pendant le dernier mois de l'année musulmane (arabe: ذو الحِجّة [dū al-hijja], celui du pèlerinage), l'`umra peut se faire tous les autres mois de l'année. Il est néanmoins recommandé de le faire pendant le mois de ramadan.
 
 
 
Oumma ou Umma (أمّ [umm], mère; أمّة [umma], communauté; nation; ethnie) désigne la communauté des musulmans au delà de leur nationalité et de la parcellisation des pouvoirs politiques qui les gouvernent. La notion d'oumma ne parvient cependant pas toujours à transcender les clivages dus aux hétérodoxies et aux rivalités ethniques et politiques.

La première rupture de l'Umma date de 910 lorsque le fatimide `Ubayd Allah al-Mahdi s'est proclamé calife contre le calife abbasside de Bagdad. Deux logiques de succession s'opposent alors : d'un côté chez les fatimides, le calife doit être un descendant d'Ali et de Fâtima, de l'autre ceux qui veulent un calife descendant du clan Quraychite. Cette division recouvre exactement la rupture plus ancienne entre chiites et sunnites au moment de désigner le premier calife : d’un côté Ali gendre et fils adoptif du prophète Mahomet, et de l’autre Abû Bakr beau-père du prophète, mais parent assez lointain. Dans cette querelle les kharijites refusèrent tout caractère dynastique au titre de calife, celui-ci devant être choisi (élu) comme le meilleur parmi les musulmans.

Le califat s’est maintenu jusqu’en 1926 sous la forme du califat Ottoman, jusqu’à ce que Mustafa Kemal Atatürk le dissolve. Ce califat turc était mal supporté par les Arabes mais maintenait une unité de façade dans le monde musulman.

 
 
 
 
Un ouléma ou uléma (عالم [`ālim], savant; ouléma, pl. علماء [`ulamā']) est un théologien de l'islam. Le mot provient de l'arabe et signifie étymologiquement savant, celui qui détient le savoir (`ilm). Le français a pris la forme plurielle pour en faire un singulier.

L'ouléma est un savant effectuant ses recherches dans le domaine de la tradition musulmane, la Sunna. Généralement indépendant du pouvoir séculier, il est le gardien de la tradition.

Dans le Coran, al-`Alim, celui qui sait tout, est l'un des 99 noms de Dieu.
 
 
 
Les Omeyyades (ou Umayyades) sont une dynastie de califes qui gouvernèrent le monde musulman de 661 à 750, établissant leur capitale à Damas. Ils tiennent leur nom d'un de leurs ancêtres, Abu Umayya. Ils appartenaient à la tribu des Qurayshites, tribu dominante à La Mecque au temps du prophète Mahomet .Après s'être opposés à celui-ci, ils l'avaient rejoint au dernier moment.

Les Omeyyades étaient liés avec le troisième calife, Uthman. Quand celui-ci fut assassiné par des opposants qui portèrent au pouvoir Ali, cousin et gendre de Mahomet, tous ceux qui étaient liés à Uthman crièrent vengeance, notamment l'omeyyade Muawiya, qui était alors gouverneur de Syrie. À la suite de quelques combats, Ali fut écarté du pouvoir en Syrie par un arbitrage, et Muawiya fut proclamé calife par les Syriens (661). Ali ayant été assassiné par les Kharidjites, ses anciens partisans, plus rien ne s'opposa ensuite au règne des califes omeyyades.

Cependant, à partir des années 680, une série de troubles internes faillirent mettre fin à cette dynastie, mais elle réussit toujours à reprendre le dessus :

En 680, à la mort de Muawiya, les notables de la ville chiite de Kufa, en Mésopotamie, voulurent mettre sur le trône Husayn, second fils d'Ali. Ils furent écrasés à Karbala par une armée omeyyade.
En 683, un notable qurayshite, 'Abd Allāh b. al-Zubayr, souleva en Arabie les deux villes saintes de La Mecque et Médine, et étendit son pouvoir jusqu'à Basra (Bassora), en Irak. En même temps éclatait à Kufa une révolte organisée par Mukhtar au nom d'un des fils d'Ali.
De plus, divers groupes kharidjites suscitaient des désordes en Arabie méridionale, en Iran central et en Haute-Mésopotamie.
Heureusement pour les Omeyyades, les divers groupes insurgés n'avaient aucune union entre eux. Les Kharidjites ne s'étendirent pas hors des déserts ; 'Abd Allāh fut vaincu par le calife (Abd al-Malik, tandis que Mukhtar était écrasé par le frère d'Abd Allāh, qui gouvernait Basra.

Les adversaires du régime l'accusaient d'impiété pour diverses raisons :

il avait usurpé la place et versé le sang de la famille du Prophète ;
il aurait été trop indifférent à l'Islam et à ses règles, notamment en négligeant de convertir les populations conquises.
Il est vrai que les Omeyyades ont longtemps préféré faire payer aux non-musulmans des impôts (capitation et impôt foncier) plutôt que de les convertir. Cependant les successeurs d'Abd al-Malik choisirent une solution plus souple : on encouragea les conversions, et pour les convertis la capitation fut remplacée par l'aumône légale du croyant; mais l'impôt foncier fut maintenu sur leurs terres (sous prétexte que celles-ci n'étaient pas converties).

Les Omeyyades furent ensuite détrônés en 750 par les Abbassides, qui fondèrent leur propre dynastie. Presque tous les membres de la famille furent massacrés, mais le prince 'Abd al-Rahmān Ier, réussit à s'enfuir, à gagner l'Espagne et à y établir une nouvelle dynastie à Cordoue. L'émir 'Abd al-Rahmān III prit le titre de Calife en 929, affirmant ainsi la complète indépendance du califat de Cordoue.

La conséquence de cela est que les califes Omeyyades patissent d'une mauvaise réputation dans l'historiographie musulmane, et le titre de Calife (successeur du prophète) leur est refusé à presque tous, pour le titre plus séculaire de Melik, roi.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Publié dans Glossaire Islamique

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