Peut-on se contenter du Coran et se désintéresser de la Sounna ?

Publié le par FM




Dieu Exalté soit-Il a révélé le Coran pour l'appliquer. Il dit: "Suivez ce qui vous a été descendu venant de votre Seigneur et ne suivez pas d'autres alliés que Lui." Coran, S7:V3.

Il est regrettable que auteur d'un livre sur l'Islam dit, dans sa préface, qu'il l'a rédigé en faisant référence uniquement au Coran. Beaucoup de musulmans d'aujourd'hui interprètent le Coran selon leurs propres passions sans chercher la bonne interprétation dans la Sounna (ensemble de paroles et d'actes du prophète Muhammad, bénédiction et paix d'Allah sur Lui).

Ce sont les "Qur’anites" qui ne prennent en considération que les paroles du prophète qui correspondent bien à leurs principes et leurs désirs. Ainsi, pour ces " Qur’anites ", le port de l'or et de la soie est légal puisque le Coran ne le mentionne pas, bien que le prophète l'ait interdit.

L'Imam Abou Daoud a rapporté que le prophète Muhammad avait dit: "Ce qu'Allah a rendu illégal, nous le rendons illégal. Le Coran m'est donné (par Allah) ainsi qu'un similaire (la Sounna) ".
Le prophète a dit aussi: "Ce que le Messager d'Allah a interdit, Allah l'a interdit". Allah Exalté soit-Il dit:
"Nous n'avons envoyé de Messager que pour qu'il soit obéi, par la permission d'Allah." Coran, S4:V64.

Puis Il dit:
" Non ! ... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement (à ta sentence) " Coran, S4:V65.

Il dit aussi:
" Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah et Son Messager ont décidé d'une chose, d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son Messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident " Coran, S33:V36.

De plus Allah Gloire à Lui dit:
" Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous en " Coran, S59:V7.

Une femme a demandé à Ibn Mas’ oud (qu'Allah soit satisfait sur lui): Est-ce que vous dites: "Que la malédiction d'Allah soit sur les femmes an-namissates (adjectif qui désigne les femmes qui arrachent ses sourcils ou les sourcils des autres) et al-Motanammissates (adjectif qui désignent les femmes qui demandent aux autres de le faire pour elles), et ceux ou celles qui font le tatouage ? " Il répondit: oui, nous le disons.
Elle dit: j'ai lu le Coran du début à la fin et je n'ai pas trouvé ce que vous disiez.

Ibn Mass’ oud répondit: "si tu l'as [avais] lu, tu l'aurais trouvé." Puis il lui a demandé: N'as-tu pas lu dans le Coran: "Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous en ".

Elle répondit: certainement si. Il dit: j'ai entendu alors le prophète Muhammad, bénédiction et paix d'Allah soient sur lui, dire: "Que la malédiction d'Allah soit les an-namissates ..." (rapporté par Boukhari et Mouslim).

Donc toutes ces citations montrent bien que la législation divine n'est pas seulement représentée par le Coran mais les deux à la fois, le Coran et la Sounna. Par conséquent, celui qui prend sa source uniquement de l'une des deux références à l'exclusion de l'autre, manque toutes les deux références.

Extrait de la conférence: Le statut de la Sounna dans l'Islam


Revu et corrigé par Ibn Hamza
Sheikh Muhammad Nasser Ad-Dine Al-Albani

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