La décision concernant l’intérêt "Ribâ" en Islâm et le fait d’accepter un cadeau provenant de l’intérêt

Publié le par FM

La décision (hukm) sur le « ribâ » (l’intérêt) est que c’est harâm (interdit) d’après le Qor’ân, la Sounnah et le consensus des musulmans (Ijmâ’ al-Muslimîn).

Et il fait partie des péchés majeurs (al-Kabâ-îr) - Parce qu’Allâh dit : Mais quiconque récidive (à l’intérêt)... alors les voilà, les gens du Feu ! Ils y demeureront éternellement. » Sourate 2, verset 275

Et Allâh dit : « Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part d’Allâh et de Son messager. » Sourate 2, verset 279



Et parce que le Messager d’Allâh : « A maudit celui qui se nourrit d’usure, celui qui la produit, celui qui leur sert de témoin et celui qui leur sert de secrétaire. » Donc c’est un péché majeur (al-Kabâ-îr).

 

Il y a consensus sur son interdiction. Ainsi quiconque nie sont interdiction bien qu’il vive dans un environnement musulman est un « apostat » [Murtad], car c’est une interdiction qui a clairement été démontrée et sur laquelle il y a un consensus (des savants).



Mais si nous disons cela : « Est-ce qu’au niveau de son sens (de l’interdiction de l’intérêt) les savants ont consenti sur toutes les formes de « Ribâ » ?


La réponse est non - Il y a une divergence d’opinion sur certaines de ses formes. C’est comme ce que nous avons dit au sujet de la « Zakâh » qui est obligatoire selon un consensus, mais en dépit de cela, il n’y a aucun consensus pour chacune de ses formes.

Ils ont divergé à propos de la « Zakâh » sur le chameaux et la vache pour le labourage, et ils ont divergé au sujet de la Zakâh sur les bijoux et ce qui ressemble à cela. Mais en général, les savants se sont entendus sur le caractère interdit [Harâm] de l’intérêt [Ribâ], en le considérant comme faisant parti des péchés majeurs (al-Kabâ-îr).

Kitâb « ach-Charh ul-Mumti’ ’ala Zâd il-Mustaqni’ » du SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîne, vol-3 p.700


Est-il permis d’accepter le cadeau d’une personne qui contracte du « Ribâ » (intérêt/usure) ?

Et si on vous pose la question suivante : Est-ce que les juifs mangent de ce qui provient de l’intérêt (ribâ) ou pas ?

Allâh  dit :« C’est à cause des iniquités des Juifs que Nous leur avons rendu illicites les bonnes nourritures qui leur étaient licites, et aussi à cause de ce qu’ils obstruent le sentier d’Allâh, (à eux-mêmes et) à beaucoup de monde, et à cause de ce qu’ils prennent des intérêts usuraires - qui leur étaient pourtant interdits - et parce qu’ils mangent illégalement les biens des gens. » Sourate 4, Versets 160 -161.


En dépit de cela, le Prophète  a accepté leurs cadeaux. Il a accepté le cadeau de la femme juive qui a apporté le (rôti) mouton dans le « Khaybar », il a réagi réciproquement avec eux, et lorsqu’il est mort son bouclier était (promis) à un Juif.



Le principe de base [Qâ’ida] sur cela est :

Que l’interdiction liée à ces gains (d’usure) s’applique à celui qui les acquiert seulement, mais prendre [ce gain] par une voie acceptable (Moubâh) rend permis le fait d’accepter un cadeau d’une personne qui contracte du ribâ (intérêt), comme il est aussi permis de lui acheter et de lui vendre, à moins qu’il y ait un intérêt particulier qui nécessiterait de s’en éloigner ; Cela veut dire que s’il y a un intérêt particulier à ne pas négocier et à ne pas accepter de lui ses cadeaux, dans ce cas nous devrions accomplir cet intérêt particulier (maslaha).



Quant à ce qui est harâm (interdit) par lui-même, il est harâm (interdit) de le prendre ou de faire toutes autres choses (avec cela). Si par exemple, un Juif ou un Chrétien pense que le vin est permis à offrir comme cadeau et me l’offre, est-ce que cela est permis pour moi ?

Non en aucun cas, parce que cela est harâm [interdit] en lui-même. Si une personne vole de l’argent et me le donne, est-ce que cela est interdit ? Cela est harâm, et il est interdit de prendre cet argent volé, parce que cela est harâm (interdit) en lui-même.



Ce principe de base (Qâ’ida) chasse beaucoup de problème :

Que l’interdiction liée à ces gains (d’usure) s’applique à celui qui les acquiert seulement, mais il est possible de prendre [ce gain] par une voie permise [Hallal], à moins qu’il y ait un intérêt particulier qui nécessiterait de s’en éloigner en le dissuadant de faire de telles choses ; dans ce cas il devrait s’en éloigner afin d’accomplir ce but.

Kitâb Liqâ-at ul-Bâb il-Maftoûh - Sheikh Ibn ’Uthaymîne, vol-1 p.76

Source : manhajulhaqq.com

Publié dans L' Usure

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