Interprétation du songe

Publié le par FM

 

4195. Abou Qatâda (رضي الله عنه) a dit: J'ai entendu le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dire: La vision est inspirée par Allâh; mais le cauchemar est inspiré par le diable; aussi bien, lorsque l'un de vous sera en proie à quelque cauchemar, qu'il crache légèrement à sa gauche trois fois et dise: "Je cherche auprès d'Allâh refuge contre l'horreur de ce rêve". Ainsi, il ne lui causera pas de mal.

4200. D'après Abou Hourayra (رضي الله عنه), l'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit: "Quand l'Heure sera proche, les songes du Croyant ne seront presque jamais mensongers; les songes des plus véridiques d'entre vous seront les plus véraces. En effet, la vision vraie du musulman représente une des quarante-cinq parties que comporte la prophétie. La vision se divise en trois catégories: la bonne est une bonne annonce de la part d'Allâh, la mauvaise est une intimidation de la part du diable et une vision qui se rapporte à des souvenirs personnels. Celui qui voit en songe quelque chose qui lui déplaît, ne devra le raconter à personne, mais il devra se lever aussitôt et prier". Le transmetteur ajoute: "Le Prophète a également ajouté: "Il me plait qu'on se voit en songe en ayant les pieds enchaînés et il me déplait qu'on se voit en songe en ayant les mains attachées au cou, parce que le fait de se voir en ayant les pieds enchaînés signifie la fermeté dans la religion". Je ne sais plus si ces paroles font partie du hadith, ou si ce sont les paroles d' Ibn Sîrîn.

4201. D'après Anas Ibn Mâlik (رضي الله عنه), l'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) a dit: "La vision du Croyant est un des quarante-six dons de la prophétie".



Les paroles du Prophète (صلى الله عليه و سلم): "Celui qui me voit en songe me voit véritablement"

4206. D'après Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit: "Celui qui me voit en songe me voit véritablement, car le diable ne se montre jamais sous mes traits".

4208. D'après Abou Qatâda (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit: "Celui qui me voit (en songe) voit la réalité".

 



Interprétation du songe

4214. D'après Ibn 'Abbâs (رضي الله عنهما), un homme vint trouver l'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) et lui dit: "Cette nuit j'ai vu en songe un nuage qui laissait tomber en gouttes du beurre et du miel et la foule se précipitait pour les recueillir dans leurs paumes, les uns en prenant peu, d'autres beaucoup, lorsque tout à coup une corde lia le ciel à la terre et je te vis saisir cette corde et t'élever dans les airs. Puis vint un autre homme qui saisit la corde et s'éleva également; il vint ensuite un autre qui fit la même chose, puis un troisième vint et saisit la corde qui se rompit puis se rejoignit de nouveau afin de lui permettre de s'élever également".

 - "O Envoyé d'Allâh, toi, pour qui je sacrifierais la vie de mon père, dit alors Abou Bakr, au nom d'Allâh, laisse-moi donner l'interprétation de ce songe". - "Interprète-le", répondit le Prophète (صلى الله عليه و سلم).

 - "Le nuage, reprit Abou Bakr, c'est l'islam; le miel et le beurre qui en tombaient c'est le Coran avec sa beauté et sa douceur; c'est le Coran dont les uns lisaient beaucoup et les autres peu. Quant à la corde liant le ciel à la terre, c'est la Vérité que tu nous as apportée et c'est en t'y attachant qu'Allâh t'élevé. Après toi, viendra un homme qui se saisira de cette corde (de la Vérité) et qui, grâce à elle, s'élèvera. Un autre homme viendra ensuite et fera de même. Enfin, viendra un homme qui se saisira de la corde qui se rompra puis se rejoindra et l'homme s'élèvera. O Envoyé d'Allâh! Toi pour qui je sacrifierais la vie de mon père, dis-moi si ce que j'ai dit est juste ou faux".

 - "Ton interprétation, répliqua le Prophète (صلى الله عليه و سلم), est en partie juste et en partie fausse".

 - "Par Dieu, ô Envoyé d'Allâh, dis-moi, je t'en conjure, en quoi je me suis trompé". - "N'adjure pas", répondit le Prophète.

 



La vision du Prophète (صلى الله عليه و سلم)

4217. D'après Abou Moûsa (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit: Je me suis vu en songe émigrer de La Mecque vers un pays où il y avait des palmiers. Je supposai que c'était Al-Yamâma ou Hajar or il se trouva que c'était la ville de Yathrib. Dans ce même songe, je me vis brandissant un sabre dont l'extrémité fut alors cassée. Ceci désignait le désastre qui avait atteint les Croyants le jour de 'Uhud. Je le brandis une deuxième fois et voilà qu'il devenait plus beau qu'auparavant. Ceci désignait la conquête (de La Mecque) qu'Allâh nous avait assurée et du groupement des Croyants. J'ai vu encore dans ce songe des bœufs et j'ai entendu dire: "Le bien provient d'Allâh". Or ces bœufs, étaient les Croyants tués le jour de 'Uhud. Et les paroles que j'ai entendues faisaient allusion aux dons qu'Allâh nous a ensuite accordés et la récompense qu'Il nous a attribuée après la bataille de Badr.

 
4218. Ibn 'Abbâs (رضي الله عنهما) a dit: Musaylima, l'imposteur, vint à Médine du temps de l'Envoyé d'Allâh. Il se mit à dire: "Si Muhammad veut me prendre comme son successeur, je suivrai son Message". Il arriva à la tête d'un grand nombre de sa tribu. L'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) alla vers lui, accompagné de Thâbit Ibn Qays Ibn Chammâs, en ayant à la main un morceau de branche de palmier. S'arrêtant devant Musaylima, qui était entouré de ses compagnons, il lui dit: "Si tu me demandes ce morceau de branche, je ne te le donnerai pas et je ne dépasserai pas les ordres d'Allâh (en faisant de toi mon successeur). Et si tu me désobéis, Allâh te fera périr sûrement. Je suppose que c'est à toi que se rapporte un de mes songes. Et voici Thâbit, adresse-lui la parole et il te répondra au lieu de moi". Ceci dit, le Prophète, s'en alla. Ibn 'Abbâs a ajouté: "Comme je voulais savoir à quoi le Prophète (صلى الله عليه و سلم) faisait allusion en disant: je suppose que c'est à toi que se rapporte un de mes songes, Abou Hourayra me raconta que l'Envoyé d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) lui avait dit: "Pendant que j'étais endormi, je vis à mes bras deux bracelets en or. Cette affaire de bracelets me préoccupait tellement qu'on me suggéra dans mon rêve de souffler sur ces ornements. A peine l'eus-je fais qu'ils s'évaporèrent. J'interprétai ces deux bracelets comme représentant deux imposteurs qui paraîtraient après moi. L'un de ces imposteurs fut Al-'Ansî de San'aa, l'autre Musaylima d'Al-Yamâma".

4220. D'après Samura Ibn Jundub (رضي الله عنه), Lorsque le Prophète (صلى الله عليه و سلم) achevait la prière de fajr (l'aurore), il se tournait vers les fidèles et leur disait: "Quelqu'un d'entre vous a-t-il eu une vision hier?".

 

 

 


Publié dans Sahîh Mouslim

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